La glace et le feu au Rocher de Palmer
Jugeote

La glace et le feu : Le Prince Miiaou et Misteur Valaire au Rocher de Palmer

Passer du Prince Miiaou à Misteur Valaire dans la même soirée, c’est comme enchaîner une comédie des frères Farelly après un drame d’Ingmar Bergman. J’avoue, il faut une sacrée souplesse de corps et d’esprit. Et une bonne dose d’autodérision. Ce soir, le Rocher de Palmer nous propose ce grand écart.

Chat échaudé craint l’eau froide

Le prince Miiaou, je vous l’avoue, j’étais venu pour ça. Parce que je suis fan de ce petit brin de femme juvénile qui a su créer un esprit de renouveau dans le rock indépendant made in chez-nous.

Et, pour son second album, elle est venue au rocher nous donner de ses nouvelles.

Une fois de plus, je n’ai pas été déçu. Parce que j’aime le climax de ses compositions, la foi qu’elle véhicule pour les interpréter et ses mélodies tentaculaires sont assez uniques dans le paysage musical actuel.

On a donc eu droit à une heure et demi de spectacle intimiste où alternaient titres du premier et du second opus. Toujours magnifiquement exécutés. Encore ! Non, c’est déjà fini… Et c’est juste la première partie.

Ankylosé voire anesthésié par les soubresauts du félin câlin, la salle s’est brusquement réchauffée avec nos cousins d’Amérique de Misteur Valaire.

Tabarnac

Ce collectif nous propose un mélange de Justice pour la lourdeur des basses, des Beastie Boys pour le côté potache et de Wax Taylor pour l’approche purement electro/abstract. Le leader a un petit côte Sébastien Patoche, oui, j’assume la référence.

Pendant le set, on a droit à des trompettes mariachis, des batteries en furie, des samples de vieux films et un crew déchainé, qui saute, se cogne, vocifère. La reprise d’un tube de Daniel Balavoine (hum) était drôlissime. Je sais, c’est pas gentil de se moquer des gens morts.

En plus, ils ont de l’humour ces québécois : “la salle se dégèle. On sent de l’humidité dans le public. Et l’humidité, ça crée des approchements” (sic). Car, oui, le public bordelais, une fois n’est pas coutume, se déhanche sur ces rythmes endiablés, comme un samedi soir au Pacha. Enfin, j’imagine que c’est comme ça un samedi soir au Pacha.

Je conclue en précisant toute la difficulté que j’ai eu à écrire cet article tout en me balançant de droite à gauche. Allez, j’ai bien mérité une bonne douche !

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Tomas Mitty

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Isabelle Camus (comme Albert) née un 13 juillet (comme Simone Veil). Blogueuse en série éclectique, obsédée textuelle assumée, vélo reporter rébiolutionnaire, à la pointe de mon stylo, je me plie en quatre pour te faire découvrir Bordeaux (mais pas que) en mode Culture, Écologie, Vie de quartier, Cause des Femmes et Bien-être animal
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