Jugeote

Avis ! L’école alternative Téfariki cherche son nid

Parmi la multitude de sollicitations que l’on reçoit quotidiennement en tant que média  (Graal de la visibilité en mode gratuité), il en est que l’on regrette de ne pas avoir le temps de traiter, d’autres que l’on n’a pas envie, d’autres qui prennent des lustres parce qu’on accumule un emploi du temps chargé, et d’autres pour lesquelles on se décarcasse malgré le nez dans le guidon.

Exemple avec le message suivant, reçu tout récemment en MP sur FB (pour la traduction demandez à votre ado) de la part de Miles Siefridt, rencontré il y a des années à l’occasion d’un article concernant son activité au cours de ma période SPIRIT :

Bonjour Isabelle j’espère que tu vas bien. J’ai un projet dont j’aimerais te parler. C’est une école alternative qui doit ouvrir vers Créon. C’est un peu hors de ta zone de prédilection habituelle, mais le projet est beau, humain et parle des enfants d’aujourd’hui “!

De fait, ayant depuis ce temps là élargi ma zone de prédilection au-delà de mon quartier, Les Chartrons, de ma ville, Bordeaux, pour parler de tout ce qui a du sens et un tant soit peu de Jugeote all over the world, je ne pouvais que dire oui, même si ça se passait à Créon 😉

Tefariki, le projet de Miles & co

Le projet en question se révèle donc être la création d’une école laïque et adogmatique utilisant des pédagogies dites nouvelles et proposant une approche innovante de l’instruction scolaire.

Les porteurs  du projet sont des parents, des enseignants en activité ou retraités, des éducateurs, des pédagogues, des psychologues, engagés dans une démarche respectueuse et responsable des relations humaines et de la relation avec notre planète.

Créée en mai 2012, la structure porteuse est l’association « Tefariki », un terme maoris dont le sens signifie “faire du lien” ou tissage.

Son but ? Développer des pratiques pédagogiques et une instruction ancrées dans la réalité sociale (crises écologique, énergétique, économique et alimentaire) tout en oeuvrant à d’autres formes d’émancipation des enfants.

Le moyen d’action choisi : la création d’une école primaire. Structure complémentaire aux institutions existantes, et s’inscrivant dans une démarche de lien, de partenariat et d’échange avec les structures locales (crèches, relais d’assistantes maternelles, écoles, associations).

Le lancement de l’école

En septembre 2015, la première classe multi-niveaux devrait ouvrir pour accueillir une quinzaine d’enfants de 3 à 7ans.

À terme, une trentaine d’enfants entre 3 et 10 ans sera répartie sur deux classes : une classe maternelle allant de la petite à la grande section et une classe élémentaire allant du CP au CM2.

Le fonctionnement

L’école s’organisera en respectant les horaires demandés par l’éducation nationale, les journées comprendront 6h d’apprentissage et 6h 30 pour l’enseignant. Les enfants seront accompagnés par des parents ou membres bénévoles de l’association pendant la pause de repas.

En fonction des possibilités matérielles, la cantine pourra ouvrir ses portes dès la rentrée, proposant des repas à base de produits de qualité et locaux. Le cas échéant, les familles seront invitées à fournir les repas sur le concept anglo-saxon de la « lunch box », privilégiant une nourriture saine.

L’emploi du temps de la journée inclura des temps de travail individuel, collectif, et par petits groupes de trois ou quatre, ainsi que des moments de libre choix de travail, des moments de repos, des ateliers avec intervenants extérieurs.

Les activités scolaires respecteront les objectifs de l’école primaire, afin de permettre l’acquisition des connaissances générales et de permettre aux enfants de réintégrer à tout moment l’école publique. C’est dans la manière de faire travailler les enfants que se situe l’originalité du projet.

« Les enfants fonctionnent avec une pédagogie qui réveille l’envie d’apprendre, la curiosité et la découverte. Les enfants sont acteurs de leurs apprentissages. Les enseignants sont là pour les encadrer, éventuellement les aider dans leur recherche, leur proposer des méthodes de mémorisation, de classification, les interpeller et les questionner pour les mettre en situation d’enquête et aussi pour veiller à ce que chacun apprenne ce dont il a besoin pour continuer son cursus scolaire ».

École du Colibri

La participation de parents  est essentielle dans le cadre d’une école visant la coopération entre les acteurs de l’éducation. Leur collaboration à différents niveaux (en fonction des possibilités) est partie intégrante de ce projet.

La pédagogie TEFARIKI a pour mission principale « d’apprendre à aimer apprendre » et permet aux enfants de vivre leur apprentissage dans une ambiance de sécurité physique et psychologique. Cela passe par la mise en place de techniques de communication non violente, de respect, d’écoute active et de coopération.

Les deux axes principaux de leur pédagogie sont :

L’expression libre artistique

S’exprimer est un besoin fondamental de tout être humain, nécessaire à son bien-être.

L’expression libre est une expression réelle du corps et de l’esprit, qui met en jeu toute la vie affective et imaginaire de l’enfant. Ce type d’atelier crée un environnement favorable et un cadre rassurant, qui permet au participant de se libérer d’un certain nombre de tensions. Il est ensuite plus apte, plus ouvert à la communication, à l’expression, à l’apprentissage dans la coopération.

La ferme pédagogique

Sensibiliser et responsabiliser l’enfant à l’environnement est essentiel. En recréant des liens avec la nature, l’enfant prend conscience des enjeux sociétaux et de développement durable. Ce processus passe par la culture d’un jardin potager, l’entretien d’une basse-cour, d’un compost, la découverte des métiers liés à la terre et la mise en rapport de ces expériences avec les réalités de la vie quotidienne.

L’école s’engage sur le long terme à mettre en place un fonctionnement minimisant l’empreinte écologique .
Le financement

L’association aura comme principales ressources propres :

• La mise en place de modules de formation professionnelle au sein de l’école.

• Une participation financière équitable de la part des familles.

• Les recettes liées à l’évènementiel et aux dons (matériels ou financiers)
L’association pourra faire appel à d’autres ressources extérieures (subventions, mécénat…) :

• aide de l’état pour le financement des postes salariés (contrat C.A.E.) à pérenniser.

Le lieu (dans l’idéal)

Les locaux accueillant l’école comportent :

• 2 salles de classe,

• 1 dortoir / salle de motricité,

• 1 bureau,

• 1 salle pour le repas,

• 1 salle d’hygiène enfants,

• toilettes adultes,

L’espace extérieur est suffisamment grand pour accueillir :

• un espace de récréation,

• un jardin potager,

• une basse-cour

Le projet peut toutefois s’adapter à d’autres propositions, en fonction des arrangements possibles.

IMPORTANT ! Aujourd’hui www.TEFARIKI.fr  a besoin d’un lieu idéalement situé DANS l’ENTRE DEUX MERS pour lui permettre de grandir, s’épanouir pleinement et avoir le temps de faire la déclaration au procureur de la République… 

Contact pour toute proposition au 06 50 34 75 85

Crédit photo © Téfariki

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À propos de l'auteur

Isabelle Camus

Blogueuse en série, obsédée textuelle anglophile, bio, tea & bike addict, écolo geek & digital granny de la génération X. Lady gaga de chats, elle partage sa vie avec Clifton, son rouquin, câlin, taquin de félin.

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Isabelle Camus (comme Albert) née un 13 juillet (comme Simone Veil). Blogueuse en série éclectique, obsédée textuelle assumée, vélo reporter rébiolutionnaire, à la pointe de mon stylo, je me plie en quatre pour te faire découvrir Bordeaux (mais pas que) en mode Culture, Écologie, Vie de quartier, Cause des Femmes et Bien-être animal
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