Jugeote

BODYMINDSOUL : un EP qui réveille le trip-hop + une release party vendredi 18 à l’Iboat

Quelle belle surprise que ce quatuor aux productions hypnotiques portées par un timbre androgyne envoutant à souhait. Et Bordelais qui plus est…

Découvrir enfin un bon son trip-hop, c’est comme de tomber sur des potes de collège, par hasard, sur le quai d’une gare, un soir de brouillard. Un heureux étonnement mâtiné d’une froide nostalgie. Comme beaucoup de trentenaires, le trip-hop a bercé mon adolescence pendant une très courte décennie. En quelques années, Massive Attack, Portishead, Tricky et DJ Shadow étaient devenus mes maitres, Glory Box, mon morceau préféré et Endtroducing, Blue Lines ou Mezzanine, mes albums de chevet. Les années 2000 n’ont jamais réussi à m’offrir d’aussi puissants orgasmes musicaux, de beats trip-hop qui soient aussi planants que bouleversants aux larmes.

 

J’écoute donc toujours un peu à reculons (oui, c’est possible) les nouvelles productions de ce genre musical qui aura été aussi éphémère qu’intemporel pour moi. Mais les amis d’amis sont souvent très persuasifs. Surtout quand il s’agit de productions « locales ». Il y a si peu de groupes bordelais qu’on rêverait d’être transporté par l’un d’eux… B O D Y M I N D S O U L est de ces excellentes surprises dont on a envie de parler à tout le monde. De ces créateurs sonores qui vous rendent accros dès la première écoute.

 

Je ne connaissais pas The Biggest Lie, leur premier EP, sorti en 2012. Toujours désireuse de dérouler le fil de l’histoire par le début, j’y ai jeté une oreille. Et un œil. La pochette, aux tons brumeux, ne permettait aucun doute. Nous étions bien dans l’univers doucereux et légèrement angoissant de ce trip-hop qui m’avait tant plu. Au final, cinq titres planants à souhait, un peu psychés, sombrement rock et électroniquement entêtants. A ce qu’il disent, les quatre artistes seraient (entre autres) inspirés par Massive Attack, Archive, Mogwaï et Boards of Canada. Et pour une fois, on entend très clairement les influences musicales derrière les compositions originales.

 

Trois ans plus tard sort donc le second EP de B O D Y M I N D S O U L, Save What’s Left. Qui sera présenté vendredi 18 Septembre lors d’une Release Party à l’IBoat à Bordeaux avant leur tournée. Ici, le timbre androgyne du chanteur est encore plus travaillé et donc encore plus déroutant. En brouillant certaines pistes, le groupe nous emmène dans un univers toujours plus nuageux. Dès l’Intro et le 1er morceau, As Sweet As Blood (mon préféré), on a envie de fermer les yeux et de laisser son esprit s’envoler vers les arcanes qu’il choisira. Alors qu’How Much est plus rock, ces chœurs qui ne semblent pas vouloir s’arrêter sont agréablement entrainants. Après le plus « classique » Maïdan, un morceau éponyme vient nous embrumer à nouveau. Et l’on termine, avant une Outro toute cristalline, sur The Remaining Day qui jongle avec les styles musicaux, s’offrant même une parenthèse acoustique en plein milieu.

Merci BODYMINDSOUL d’avoir réconcilié mon corps, mon esprit et même mon âme avec le trip-hop.

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I Blog You

Isabelle Camus (comme Albert) née un 13 juillet (comme Simone Veil). Blogueuse en série éclectique, obsédée textuelle assumée, vélo reporter rébiolutionnaire, à la pointe de mon stylo, je me plie en quatre pour te faire découvrir Bordeaux (mais pas que) en mode Culture, Écologie, Vie de quartier, Cause des Femmes et Bien-être animal
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