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Ocean Climax Festival : vagues sonores pour la planète dans l’enceinte de la caserne Niel

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Du 10 au 13 septembre, l’écosystème Darwin a fait résonner riffs, basses et beats pour une noble cause, celle de la sauvegarde des océans, dans le cadre de l’Ocean Climax Festival premier du nom. Débats, tables rondes, animations, graff, maping, DJ set et concerts ont rythmé cette mobilisation festive, écolo et artistique dans l’ancienne caserne Niel. Entre politiques, scientifiques, experts climatiques, artistes et citoyens, le week-end aura été un grand moment de rassemblement, d’engagement et de célébration où chacun aura trouvé matière à découverte et à satisfaction.

Parrainée par Tom Curren et organisée par la Surf Rider Foundation, l’initiative aura drainé pas loin de 15 000 afficionados de vibrations sonores. Un grand cri collectif pour sensibiliser aux enjeux de l’urgence climatique, même si beaucoup étaient plus là pour la play list que pour la pétition.

Or à ce petit jeu, vendredi 11 septembre, nous avions l’embarras du choix au niveau du plateau programmé que nous offrait l’Ocean Climax.

Les deux premiers groupes annoncés furent l’occasion de découvrir deux talents locaux sur la scène de l’Entrepôt, derrière le désormais fameux vortex.

A Call at Nausicaa qui inaugura cette seconde journée, tôt dans l’après-midi, avec sa pop chorale digne de Sufjan Stevens ou Belle & Sebastian.

S’ensuivit l’electro-pop festive de Julien Granel, jeune chien fou à la bonne humeur communicative.

Direction la scène de l’état-major, située au fin fond de la caserne Niel pour la suite de la soirée. Il fallait être à l’heure pour le premier concert, débuté pile-poil à 18h. Le discret mais non moins talentueux Peter Von Poehl  (ce n’est pas notre rédac chef qui démentira) a déployé sa pop racée devant un parterre de public encore clairesemé pour cause de Bordeaux et de ses alentours sclérosés par les voitures, pont Chaban Delmas levé oblige.

La suite ? Du stoner avec Mars Red Sky, le side-project parmi tant d’autres de Julien Pras (Calc et Victory Hall notamment). Un set monolythique et lourd dans l’esprit de Kyuss et des Queens of the Stone Age.

Après s’être rafraîchis avec une Darwin Beer qu’il fallut avoir la patience de se faire tirer, nous attendions la suite : l’entrée en scène du prophète Tiken Jah Fakoly, muni de son bâton de pélerin. Toujours aussi engagé, sa présence charismatique a commencé à dérider un public jusque-là quelque peu éteint. Son reggae teinté de textes dénonçant les malheurs du continent africain donnait un écho aux enjeux que la Surfrider Foundation voulait amplifier. Spoliation, mensonges, exploitation, tels sont les combats que le rasta man et l’association environnementale partagent, au nom d’idéaux de justice et de transparence.

La soirée continuait avec le groupe californien Allah-Las. Leur psyché rock nous ramenant à une période bénie de l’histoire du rock, le Summer of Love de l’année 1967. Jefferson Airplane, Moby Grape, les Byrds, telles sont les références du collectif pour nous servir leurs plats enivrants.

Le clou de la soirée est intervenu à minuit avec l’arrivée sur scène des turntablists C2C. Les pros de la platine ont mis le feu avec leur groove mêlant samples, voix soul et hip-hop. Un savoureux coktail dansant dont le succès ne se dément pas et qui a parachevé de manière éclatante un beau moment de rassemblement citoyen.


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À propos de l'auteur

Tomas Mitty

Baroudeur, observateur, rêveur, découvreur, partageur, passeur, j'ai la modeste prétention de créer une passerelle entre ma passion pour la photographie et la musique.

Car j'aime ces deux formats qui peuvent être complémentaires, s'alimenter et se nourrir l'un de l'autre.

J'ai intitulé ma page Facebook, Neuköln Photography, en hommage à David Bowie et à un de mes morceaux favoris sur l'album Heroes : Neuköln, emprunt d'une ambiance sombre et introspective qui allait préfigurer la cold wave.

L'idée, ici, étant de faire dialoguer un morceau de musique qui m'inspire avec les photos que je prends au fil de l'eau, de mes pérégrinations et de mes rencontres. Une esthétique essentiellement en noir et blanc afin d'affirmer une dimension hors du temps, comme un jeu entre ombre et lumière, entre clarté et contraste.

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Isabelle Camus (comme Albert).
Née un 13 juillet (comme Simone Veil).
Blogueuse en série éclectique.
Storyteller chevronnée et vélo reporterre aguerrie. À la force de mes mollets et à la pointe de mon stylo, je m’applique à mettre en lumière avec style et sens, sans vendre mon âme aux algorithmes, tout en caressant le SEO dans le sens du poil, celles et ceux qui font bouger les lignes.
C’est ainsi qu’au fil de mes rubriques et de mes partis pris, je parle :
Lifestyle – Culture – Écologie – Vie de quartier – Cause des femmes – Bien-être animal –
Le tout 100% made in Bordeaux, la ville où en 1960 je suis née, que je n’ai jamais quittée et que j’ai vue évoluer.
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