What a biotiful world

ECOCLICOT, la 1ère place de marché qui fait rimer e-commerce avec éco-responsabilité

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Tout le monde connait Amazon et son impressionnante offre pléthorique de vente en ligne de produits culturels.  Grâce à l’enquête du journaliste, Jean-Baptiste Malet, infiltré au sein de l’entrepôt de Montélimar qui donnera lieu à un ouvrage, En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes, on connait désormais aussi les conditions de travail qui règnent chez le plus gros revendeur de livres du monde (attention, j’ai pas dit libraire, on est bien d’accord hein !). Tiens, je me demande s’ils le proposent !

Faire son marché sur son ordi, sa tablette ou son téléphone fait partie des us et coutumes de notre époque atteinte de fièvre acheteuse, où même les plus réfractaires ont au moins une fois dans leur vie fait appel à ce mode de consommation. Moi la première.

Aussi mon propos aujourd’hui n’est-il pas de le condamner, mais plutôt de le « vertualiser ». De montrer que le choix de nos achats peut rendre ce monde où « on veut nous faire croire que le bonheur c’est d’avoir de l’avoir plein nos armoires » moins brute et plus éthique.

Comme Amazon & co, Ecoclicot.com est une place de marché électronique permettant la rencontre d’offreurs et de demandeurs de biens.  La différence notable, outre la taille et l’historique (Ecoclicot est une start up, les autres des géants qui ont de la bouteille), est que s’il y a mise en relation entre vendeurs et consommateurs, l’offre n’est composée que de produits éco-responsables. Une première !

De Pyramidoo à Ecoclicot

L’histoire a commencé avec la rencontre de Cédric Seauvy (33 ans) et William Giry (35 ans), tous les deux bordelais. Et tous les deux ayant fréquenté la grande distribution. Ou plutôt elle a commencé avant. De l’envie de Cédric, profil d’entrepreneur après des études de gestion de projets, qui, très vite, après une 1ère expérience de salarié, cherchera à faire autre chose de sa vie.

Lunettes de soleil et noeud papillon en bois pour Cédric Seauvy
Lunettes de soleil et noeud pap en bois pour Cédric Seauvy, bientôt en vente sur Ecoclicot 😉

On sait que sur les milliers de Français qui veulent créer leur entreprise, seuls 10% franchissent le pas. Cédric en fait partie, qui aspire très tôt à être l’entrepreneur de sa vie, responsable de ses réussites comme de ses échecs, acteur malgré les difficultés, responsable à 100%, le tout sans se plaindre.

En 2008, il lance sa boite de vente en ligne d’huiles essentielles, un choix parce que « c’est un produit positif » (déjà !), même si vraiment écolo, il le deviendra au fil du temps, la paternité aidant.

Pyramidoo, un nom inspiré par la pyramide des besoins de Maslow commencera chez lui, dans un petit placard où il stocke ses coffrets de massage, en parallèle de son boulot, qu’il quitte deux ans plus tard pour devenir complètement indépendant.

Ce sera le top départ en 2010 du projet Ecoclicot (un nom trouvé par Nathalie, une étudiante de 22 ans de Nantes, via un concours en ligne) pour lequel Cédric, qui part avec tous les handicaps, aura tout à construire, sans modèle entrepreneurial familial, ni réseau, juste 2000 € et très peu de connaissances en informatique, simplement un mental d’acier et la farouche envie de réussir.  L’aventure quoi !

Et ça marche ! Le chiffre d’affaire de l’activité de distribution et de revente de produits écologiques et soutenables progresse fortement, jusqu’à avoir une petite équipe de 5 personnes avec lui. Mais globalement l’activité est compliquée à gérer à l’euro prés (logistique, marketing, structure). En 2015 alors qu’il réalise que le stock est un gouffre financier, Cédric assiste à une conférence à Paris sur les places de marché ou marketplaces : ce nouveau modèle économique pour l’e-commerce, permettant aux marchands de monétiser leur audience en accueillant sur leur site des vendeurs tiers en échange d’une commission sur leurs ventes.

Toutefois, passer d’une boutique en ligne en solo à une plateforme où, à l’instar d’Amazon et de Cdiscount, les vendeurs peuvent proposer leur offre produit, Cédric se l’interdisait. Quand soudain eurêka, il trouve une idée : lancer sa propre place de marché composée uniquement d’une offre écolo.

Mais damned, seul, sans moyens, comment faire ? Je lui laisse le soin de vous le dire :

« J’ai joué le tout pour le tout en créant une offre de responsable de place de marché qui n’existait pas, comme si j’avais les moyens, pour me mettre en situation et attirer les compétences. A ma grande surprise, j’ai reçu des dizaines de candidatures dont certaines émanant d’Amazon et Cdiscount dont les profils étaient intéressants« .

C’est cette dernière qui retiendra toute son attention et lui fera rencontrer William Giry qui, après 5 ans comme responsable projet de la place de marché chez  le n°1 du e-commerce en France venait de créer sa boite de conseil.

Tope là !

Les 2 d'Ecoclicot

Consommer responsable et éthique en quelques clics

C’est parti pour la suite des aventures d’Ecoclicot avec, en janvier 2016, la création d’une nouvelle structure et l’arrivée à la Ruche, un lieu de coworking bordelais composés d’entrepreneurs à impact positif, des 2  fraichement associés qui pour le coup changeront aussi de métier. Cédric et William deviennent dès lors prestataires de mise en relation : « On ne vend plus, on ne gère plus de logistique, ni l’achat du produit, on permet à des commerçants, des fabricants ou des vendeurs en ligne de s’inscrire, du moment qu’ils adhèrent à une éthique commerciale et rentrent dans notre mission globale de faire du bien à la planète. »

Grâce à l’outil numérique, un nouveau site de vente lancé en février, plus un blog et une page facebook, l’idée est également de mettre en valeur des assos, des innovations sociales et éco-responsables pas assez connues mais qui méritent de l’être.

« Faire bien, mieux et qualitatif telles sont nos valeurs, et si un produit s’écarte de ces dernières, alertés par les consommateurs, on le retire illico. » Et Cédric de rajouter : « Je suis prêt à prendre tous les risques parce que j’y crois. C’est plutôt en restant coincé dans la sécurité en étant malheureux  et frustré qu’on prend un risque. Pour moi ce n’est pas une prise de risque, c’est juste moi. 99% des gens autour de moi m’ont déconseillé de créer ma boite alors qu’aujourd’hui je suis heureux, c’est ma voie. »

Et voilà pourquoi, parce que j’adore les gens avec qui je bosse, vous pouvez retrouver les annonces de produits ou les actus d’Ecoclicot sur ce blog et me contacter si vous souhaitez leur proposer votre marque.

Oui, oui, dans certains cas, business is biotiful ! 😉

What a biotiful world feat ecoclicot

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