Flavie, 3 ans, le casque du brain activator sur les oreilles, qui, quand elle ne joue pas, dort en écoutant la voix filtrée de sa maman lui lire le Petit Prince. ©F.Massouline
Chartrons' place to be

FRÉDÉRIC MASSOULINE, l’homme qui fait des prouesses avec vos oreilles grâce à l’Audio-Psycho-Phonologie

J’ai toujours adoré les langues étrangères. J’ai même passé un bac A5, comme on appelait à l’époque la filière littéraire option trois langues vivantes. En ce qui me concernait l’anglais, l’allemand et l’espagnol. Sans oublier les quatre ans de latin que j’avais suivis de la 6ème à la 4ème.

Hélas, trois fois hélas, je suis loin, bien loin d’être polyglotte !  Même si anglophile invétérée, après 6 ans de langue de Shakespeare plus quelques séjours en Angleterre, je dois regarder les films en version originale sous-titrée  et avoir les textes des morceaux que j’écoute sous les yeux, pour comprendre un tant soit peu ce que j’entends.

Tant pis pour mes rêves de plurilinguisme, je me contenterai d’abuser des anglicismes dans mes articles et le nom de mes blogs, d’avoir lu quelques Harry Potter et la bio de Krishnamurti dans le texte… les Français, c’est bien connu sont nuls en langues !

Le pouvoir d'apprendre facilement les langues grâce à l'audio-morpho-psychologie
To be or not to bilingue

L’oreille, ce chef d’orchestre du corps, pivot de l’Audio-Psycho- Phonologie

Et puis tout dernièrement, sur ma page FB, Chartrons’place to be, j’ai été contactée par Frédéric MASSOULINE.

Bordelais depuis quelques mois, ce dernier m’informait qu’il venait de débuter une activité dans le quartier des Chartrons, à savoir l’ouverture d’un centre d’Audio-Psycho-Phonologie selon les principes de la méthode créée par le docteur Alfred TOMATIS.

L’APP, une thérapie sonore comme m’expliqua mon nouveau voisin, permettant de traiter de nombreux troubles liés à la faculté d’écoute et que l’on pourrait résumer comme :

« Une rééducation par une gymnastique des muscles de l’oreille moyenne grâce à des stimulations sonores spécifiquement travaillées et filtrées ».

Et là, dans ma tête ça a fait tilt ! Ce nom ne m’était pas inconnu.  En effet, dans ma quête de perfectionnement linguistique j’étais, dans les années 80, tombée sur un article concernant Joël FROMENTEAU, un psychothérapeute qui officiait à Bordeaux et pratiquait cette méthode. Une thérapie qui, entre autres atouts, favorisait  l’apprentissage des langues, ce qui m’avait interpellée.

Autre résurgence quant à la méthode TOMATIS, le souvenir d’avoir entendu dire que Gérard DEPARDIEU y avait eu recours,  au début de sa carrière, en raison de problèmes particulièrement handicapants d’élocution et de mémoire. Petite vidéo témoignage à l’appui :

À la découverte de l’Audio-Psycho-Psychologie

Adjugé vendu ! La curiosité au taquet,  je rencontrerai Frédéric MASSOULINE pour une première prise de contact, suivie d’un test d’écoute, histoire de découvrir comment j’utilisais mon oreille, cet organe à la fois externe et interne, siège du sens de l’ouïe qui :

  • assure la recharge du cerveau en potentiel électrique en « bombardant » le cerveau de stimulations sensorielles
  • détermine l’équilibre et favorise la bonne posture de l’être humain
  • permet l’audition

Une thérapie aux multiples champs d’action

De fait, difficile pour le commun des mortels de faire le lien entre l’oreille et la dyslexie, l’apprentissage des langues, les problèmes de posture, le vertige de Ménière, les acouphènes, le burn out, les troubles de la concentration, l’échec scolaire, l’autisme, le bégaiement, le manque de confiance en soi ou la voix…

Un lien pourtant évident pour le docteur Alfred Tomatis, dont je vais tout d’abord vous parler avant d’aller plus loin dans le récit de mon expérience.

La cure du son du Dr Tomatis ou la guérison par l’écoute

Alfred, Angelo TOMATIS, (1920 – 2001)  a baigné toute son enfance dans la musique. Son père, Humbert TOMATIS, était chanteur professionnel, basse noble à l’opéra de Paris. Né prématurément à 6 mois et demi d’une mère, une jeune italienne de 16 ans, qui avait tout simplement serré son corsage pour cacher son état, il n’y eut jamais de véritable lien entre l’enfant et sa génitrice. De fait c’est sa grand-mère paternelle, elle même mère de 24 enfants, qui l’élèvera.

Très tôt, Tomatis développera une passion pour Mozart et les chants grégoriens sur lesquels il apprenait, récitant à voix haute ses cours d’étudiant en tournant en rond dans sa chambre.

Les effets thérapeutiques uniques de la musique de Mozart sur le cerveau

Devenu médecin ORL  de la Faculté de Paris, il décoiffera le monde médical avec cette idée aujourd’hui évidente, chère à Françoise DOLTO qui travaillera d’ailleurs avec lui, que :

« le bébé entend dans le ventre de sa mère ».

L’oreille étant l’organe premier, non pas en terme de supériorité,  juste parce qu’il est non seulement le premier à apparaitre, mais aussi parce qu’il est complètement formé à partir de 4 mois et demi de grossesse.

Dès 1947, il démontrera aussi à quel point toute modification auditive entraine un changement manifeste dans le mode d’élocution d’une personne et  enquêtera pendants des années sur les relations d’interdépendance entre l’ouïe, le corps, le psychisme et la voix.

En lien direct avec sa filiation, il se spécialisera dans le traitement des problèmes spécifiques aux chanteurs d’opéra, mais pas seulement. C’est ainsi que, outre DEPARDIEU, il « sauvera la voix » de Maria CALLAS. Et de Louis JOUVET à Fabrice LUCCHINI, de Romy SCHNEIDER à Catherine DENEUVE, de Catherine LARA à STING pour ne citer qu’eux, la liste est longue des chanteurs et des acteurs (on compterait même des hommes politiques) qui ont fait appel et progressé avec la méthode TOMATIS.

De « Envoyé spécial » à « Serial blogueuse »

Visionner ce reportage très instructif de l’émission Envoyé spécial, diffusé le 01/10/1992, ne pourra que vous éclairer et vous démontrer à quel point l’Audio-Psycho-Phonologie est un sujet passionnant et Alfred TOMATIS un chercheur et un inventeur de génie.

À la lueur de tous ces éléments, il est temps pour moi de revenir au présent et de pousser la porte du 8, rue Vandebrande, une charmante impasse végétalisée des Chartrons, le quartier place to be où Frédéric Massouline a créé son centre AIRBONE :

  • AIR comme aérien et la courbe bleue de l’onde sonore qui serpente
  • BONE comme l’écoute osseuse représentée par la  courbe rouge, résultat graphique du test d’écoute destiné à établir le profil du patient, reflet des filtres que le cerveau a mis en place pour se protéger.
Welcome to Airbone, centre d’Audio-Psycho-Phonologie situé, 8 rue Vandebrande, une charmante impasse pleine de cachet du quartier

La différence entre l’audition et l’écoute

Comme me l’explique en préambule Frédéric :

« Entendre est une action involontaire et automatique qui se limite à recevoir des messages sonores sans interprétation de la part du psychisme. Ecouter est un acte délibéré dans lequel on tend l’oreille pour atteindre un son ciblé. »

On peut du coup très bien entendre, et ne pas être à l’écoute !

Lorsqu’à un moment donné de notre vie, nous cherchons à nous protéger de certaines informations provenant de notre environnement, notre cerveau va par réaction de défense couper la réception des fréquences qu’il juge perturbantes. On parle alors de surdité psychologique, ce que Frédéric sur son site, explique très bien :

« Il s’agit, d’événements négatifs : deuil, rupture, sentiment d’abandon, conflit familial, perte d’emploi, accident, etc.

De façon plus sournoise, le cerveau peut également se protéger graduellement face à une accumulation successive de frustrations et de contrariétés : une détérioration progressive de l’environnement de travail, la perte ou l’accroissement de responsabilités, une dégradation de l’ambiance familiale, des problèmes financiers, etc. »

Les conséquences d’une surdité psychologique

Et je coupe le son !

Se couper de certaines informations est une manière de soulager provisoirement une tension et de maintenir un équilibre interne. Ce choix inconscient nous rend esclave de notre émotivité.

​De là découlent malentendus, interprétations erronées, sentiment d’agression de certains sons ou de certains propos, concentration difficile, difficultés d’apprentissage.
Les écrans que nous interposons entre le monde et nous sont parfois si forts qu’en pensant sincèrement nous ouvrir aux autres, nous sommes en fait à l’écoute de nos propres blocages.

​Nous finissons par ne plus pouvoir nous écouter nous-même, et ne plus être conscients de la façon dont les autres nous perçoivent. Bref à devenir sourd à soi-même et sourd aux autres !

Du burn out au Mozart Brain Lab

Des réactions que nous avons tous expérimentés à des degrés divers, à commencer par Frédéric  Massouline lui-même, ​sur lequel je vais m’arrêter un instant pour expliquer pourquoi, comment il est devenu un émule d’Alfred TOMATIS et  praticien en Audio Psycho Phonologie.

Itinéraire d’un reconverti

Frédéric est Corrézien. Après des études de psycho, qu’il arrête en licence parce qu’il sentait que finalement ce n’était pas pour lui, il retourne en école de commerce.

Commercial pendant cinq ans, il rachète une entreprise d’instruments de pesage à Brive-la-Gaillarde et devient chef d’entreprise pendant vingt ans, dont cinq à Limoges. Parallèlement à son activité professionnelle, Frédéric est musicien. Pendant 25 ans, il jouera de la basse dans un groupe pionnier du rock agricole et de la musique pecno, les SINGLAR BLOU.

De sa première activité florissante, mais chronophage, il en retirera un burn out, de la seconde des problèmes d’oreille.

Un beau jour, une amie lui dit que l’on peut se soigner avec des sons. A cette proposition, rire et scepticisme seront la réponse de Frédéric qui l’avoue chaque fois avec contrition. L’amie en question, quant à elle, en pleine période de désarroi intense  tente l’expérience TOMATIS.

Et là, Frédéric est scotché.  Il raconte :

« Quand je l’ai revue, elle s’était redressée, se tenait droite, parlait d’une voix ferme et assurée, elle semblait visiblement guérie ! »

Alors pour soigner son burn out, il prend rendez-vous au Cabinet TOMATIS de Limoges. Puis à Bordeaux chez FROMENTEAU, un élève d’Alfred Tomatis. Là aussi, les effets sont spectaculaires ! Au bout de cinq jours il arrête les médicaments et très vite retrouve son énergie, lui aussi est guéri.

Le Brain activator, l’oreille électronique dernier cri

Convaincu, il décide alors de se former au MOZART-BRAIN-LAB  à Saint Trond en Belgique. Le réseau international qui intègre un centre de recherche poursuivant les recherches du Dr Alfred TOMATIS et assure la formation de nouveaux praticiens de toutes nationalités.

La stimulation du cerveau via l’oreille

Pour faire simple et en résumé, les trois « lois » de TOMATIS sont les suivantes :

  • la voix ne reproduit que ce que l’oreille entend (le larynx n’émet que les harmoniques que l’oreille peut entendre)
  • si l’on modifie l’audition, la voix est inconsciemment et immédiatement modifiée
  • la stimulation auditive entretenue pendant un temps déterminé modifie par effet de rémanence la posture d’auto écoute du sujet et par voie de conséquence sa phonation.

Alors comment rééduquer son écoute ? Comment restaurer le dialogue entre son oreille et son cerveau ? Et bien, il faut suivre ce que l’on nomme une cure du son au moyen d’un appareil baptisé Brain-Activator (dernière évolution de l’oreille électronique du Dr A. TOMATIS).… Ce que j’ai décidé d’expérimenter pour mieux vous en parler.

Les différentes étapes d’une cure du son

En premier lieu il faut savoir qu’entreprendre un tel traitement prend du temps et qu’il faut s’organiser. En effet, après l’entretien préalable, première phase comprenant l’entretien approfondi doublé de la réalisation du bilan d’écoute, s’ensuit une proposition d’aide concrète, autrement dit l’élaboration d’un programme personnalisé de séances d’écoute.

Un parcours décomposé en 3 sessions, l’idéal étant d’effectuer quotidiennement 3 périodes d’écoute d’une durée de 1 h 30, entrecoupées chacune de poses de 1 h 30 également.

Un rythme intensif conseillé pour une modification durable de la faculté d’écoute, étalé sur plusieurs semaines qui se découpent comme suit :

Le «parcours» d’ecoute se decompose en 3 sessions

Il n’est pas toujours évident pour des raisons de disponibilité de s’adapter à une telle cadence. Aussi, des adaptations sont envisageables à condition de réaliser un minimum de 10 heures d’écoute par semaine. En deçà de cette limite, le traitement risquerait de ne pas apporter les résultats escomptés.

Au cours de ces séances, pendant lesquelles le casque sur la tête, on écoute exclusivement de la musique de Mozart en raison de ses vertus thérapeutiques uniques sur le cerveau ou des chants grégoriens, il est possible : de peindre, de dessiner, de colorier des mandalas, de faire des puzzles, pour les enfants de faire des jeux. Personnellement j’ai découvert les mandalas et j’en suis devenue fan de chez fan.

Dormir est possible aussi. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait le jour de ma première séance pour cause d’accumulation de nuits trop courtes.

Certains individus particulièrement réceptifs vont ressentir des effets positifs dès les premières séances, d’autres vont progresser à un rythme régulier, alors que d’autres enfin ne vont « décoller » qu’en fin de thérapie. J’attends la fin de la thérapie pour décoller !

Dans le cadre de cette cure du son, j’ai croisé Flavie, une petite fille de 3 ans, venue des Landes avec sa maman, Isabelle. Un petit bout de chou « vivant dans sa bulle », pour qui, dans le casque, était diffusée la voix maternelle filtrée lui lisant le Petit Prince.

Si la méthode TOMATIS ne guérit pas l’autisme, elle débouche néanmoins sur des résultats tangibles. Dans le cas de Flavie, par exemple, qui jamais ne regardait dans les yeux, la preuve par l’image, qu’un contact pouvait enfin être établi.

De même j’ai partagé le confortable espace dévolu aux soins de la maison de Frédéric MASSOULINE avec Nadine, encore plus anglophile que moi, puisque traductrice d’un des plus grands auteurs de la littérature américaine et grande amatrice de culture amérindienne.

Une bonne manière de conclure et de boucler la boucle de cet article avec cette vidéo où le très cartésien Michel CYMES daigne accorder du crédit aux résultats probants de la méthode TOMATIS dans l’apprentissage des langues.

Avant de nous quitter, je  ne saurai que trop vous conseiller de vous rendre sur le site de Frédéric MASSOULINE qui a su rendre digeste et synthétique les explications d’une méthode au jargon très technique.

Une méthode que certains praticiens, cliniciens ou pédagogues utilisent pour compléter leur pratiques  et qui est appliquée dans de très nombreux instituts et écoles à travers le monde pour favoriser la concentration et l’apprentissage.  Pour la France, il va falloir attendre encore un peu…

AIRBONE

8 rue Vandebrande

33300 Bordeaux

​Tel : 06 83 10 18 47

​Mail :  airbone@orange.fr

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