Welcome dans le Muséum de Bordeaux !
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Le Muséum de Bordeaux, un lieu réhabilité, qui parle à notre âme d’enfant pour mieux la conscientiser

Inauguré en grandes pompes, le dimanche 31 mars, comme annoncé dans mon article précédent, relais de celui du journal Sud Ouest où je donnais 3 idées de sorties culturelles, le Muséum de Bordeaux a réouvert ses portes.

Enfin, pourraient s’exclamer les férus de science et de nature ! Dix ans que l’on attendait ça ! Et je peux vous dire que « ça » = rénovation-extension, inventaire, acquisition et restauration des collections, valait le coup !

De fait, n’ayant pas souhaité profiter de la visite organisée pour la presse, ni assister à la cérémonie officielle le jour J et faire partie des 2 500 visiteurs qui ont pu découvrir les lieux, voire des 3 500 qui sont restés dehors,  j’ai choisi d’y aller le 1er jour ouvré avec ma fille ainée (33 ans) et mon petit-fils (6 ans).

Petit retour d’une première visite qui ne sera pas, c’est certain, la dernière.

Le Muséum de Bordeaux, le spot qui va faire aimer la nature et les sciences à toute la famille

Juste après le vigile posté à l’entrée pour la fouille des sacs, c’est Fanny, l’éléphante naturalisée depuis 130 ans, qui vous accueille.

Mascotte de l’hôtel de Lisleferme dont elle était déjà l’animal fétiche du temps où il s’appelait le Muséum d’histoire naturelle, le pachyderme aux impressionnantes mensurations : 1,35 m de largeur / hauteur 3,30 m / longueur 3,75 m, annonce la couleur de ce qui nous attend.

Fanny L'éléphant du Muséum de Bordeaux

Une fois les tickets acquis (les tarifs sont indiqués en bas de page), c’est parti pour une visite répartie sur 4 niveaux. Un circuit que nous n’avons pas fait dans son intégralité, car il y a tant et tant de choses à voir qu’une journée entière n’est pas du luxe.

Découvrir les 1 300 m2 et les 4 000 spécimens présentés, sur le million de pièces inventoriées composées de mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, crustacés, papillons, etc… du monde entier, prend du temps. Sans compter la capacité de nos yeux et de nos esprits émerveillés à digérer tout ce qu’ils ingurgitent.

Niveau 0

Dès le hall d’accueil adossé à une boutique, c’est un florilège de couleurs, de tailles et de formes qui nous attend, composant une exposition permanente destinée à nous faire appréhender la diversité du vivant.

Un musée pour les tout-petits propose une expo baptisée Tous les  bébés. Un espace très kids friendly (poke Myriam La Selve) où les bambins peuvent se comparer à quelques espèces et chercher des réponses aux questions fondamentales que sont :

  • Qui pond des oeufs ?
  • Que se passe-t-il dans l’oeuf de poule ?
  • Que se passe-t-il dans le ventre de maman ?
  • Les petits ressemblent-ils à leurs parents un peu, beaucoup, pas du tout ?

Je vous mets au défi de ne pas fondre devant le faon, et de ne pas penser au Bambi de Walt Disney qui fait pleurer des générations d’âmes sensibles depuis les années 40.

Je ne les ai pas vues, mais ce niveau intègre également 4 salles de conférences et d’animations modulables en deux espaces plus vastes ou une seule salle de conférence de 80 places.

Niveau 1

Pas vu non plus le niveau 1, composé d’un Carré détente et d’un salon classé XVIIIè aux lambris sculptés représentant les 4 saisons. Le tout accessible au public ou privatisable à la demande, comme le sont les salles du niveau 0.

Ni vu les salles d’expositions semi-permanentes que sont :

  • La salle Burguet/Le littoral aquitain. Des îlots évoquant trois milieux caractéristiques : la dune, l’estran et le bassin d’Arcachon, permettant de rencontrer quelques espèces que l’on peut croiser lors d’une promenade sur nos côtes. Tel un guide ornithologique, la vitrine animée invite à voir plus près une centaine d’espèces différentes.
  • La salle Künstler/Mange-moi si tu peux ! Plutôt qu’un découpage en herbivores, carnivores, omnivores, les animaux se distinguent ici par leur façon de se nourrir d’aliments liquides ou solides, mobiles ou inertes, grands ou petits. Spécimens naturalisés, crânes, modèles agrandis ou petites vidéos montrent différentes adaptations, comparables aux outils du quotidien.

Niveau 2

La Galerie Soubervie du Muséum de Bordeaux

De fait, en empruntant le monumental escalier de l’hôtel de Lisleferme, nous sommes directement montés au 2ème étage pour nous immerger dans l’immense galerie Souverbie. Un fabuleux voyage où l’on explore un panorama d’espèces emblématiques de chaque continent, ainsi qu’une impressionnante variété de collections et leurs modes de conservation.

Occasion unique de découvrir le monde et prendre conscience de tout ce qui nous entoure. Réaliser notre place au milieu d’un tout, occupants que nous sommes d’un éco-système, oubliant trop souvent que nous n’en sommes pas les maitres, ni que rien ne nous autorise à le saccager, quand ce n’est pas l’éradiquer.

La deuxième partie de la salle étant consacrée à la classification du Vivant d’hier à aujourd’hui, terminant par la place de l’Homme et son action sur la nature.

Dotés de dispositifs interactifs et d’un spectacle multimédia de 15 mn (que nous avons loupé), le nouveau parcours, associé à une sobre muséographie, propose une approche contemporaine de l’Histoire naturelle. Un mélange des genres que les enfants ne vont pas manquer de s’approprier avec une grande aisance.

L’avantage d’une visite un mardi, sera d’avoir pu discuter tranquillement avec Camille, une des médiatrices scientifiques, qui répondra à toutes nos questions. Comme celle de ma part, étonnée de voir qu’il n’y avait pas de… chat. Et oui ! Au milieu de toute cette faune, dont la liste serait trop longue à énumérer, il n’y avait pas la moindre trace de matou. Ni de cheval d’ailleurs, comme me le fera remarquer Camille.

Et bien sachez qu’en matière d’animaux domestiques, s’il y a des chiens (voir la photo du dogue de Bordeaux dans mon album photo plus bas), c’est parce qu’un maître qui en avait possédés 30, lèguera ses fidèles compagnons, tous naturalisés, au musée.

Ce qu’aucun(e) propriétaire de chat ou de cheval n’a encore, à ce jour, accepté de faire. Et là, je me suis demandée en effet, comment je vivrais le fait de voir ma chatte Balkis, derrière une vitre, anonyme, à la vue de tous, fixant, figée à jamais, le public, dont je ferais partie, de ses beaux yeux verts… Si je l’avais su alors, il y aurait peut-être un chat noir derrière la vitrine du Muséum de Bordeaux… J’ai bien dit peut-être…

Niveau – 1

Nous avons terminé notre visite en descendant jusqu’au -1. Un vaste espace créé sous le jardin dédié aux expositions temporaires.

À l’ouverture et pour l’année 2019, la salle Nord accueille Chantier ! qui raconte les étapes du projet de rénovation, de l’idée à la réouverture, puis, Rire,  dans le cadre de la saison culturelle Liberté ! Bordeaux 2019.

Dans la salle Sud, Très Toucher et sa version Touche à tout pour les petits permet à chacun de prendre conscience activement de la richesse de l’un de nos sens. En fin d’année, la grande faune africaine devrait venir occuper les lieux.

Visite guidée en quelques clichés

Des photos, j’aurais pu en faire des milliers. Je vous livre celles-ci, prises exclusivement dans la salle XIXème de la galerie Soubervie, sauf la 1ère qui se situe au niveau 0.

Voilà ! Ma passionnante visite est terminée !  Je mentionnerai juste que ça parlait déjà beaucoup anglais ou américain autour de nous, les touristes ont déjà intégré ce spot dans leur circuit de choses à voir.

Via cette vidéo de la ville de Bordeaux, je laisserai le mot de la fin à Nathalie Mémoire, la directrice/conservatrice au nom prédestiné, du Muséum de Bordeaux, que j’ai également eu l’occasion de rencontrer lors de cette première visite.

Elle et son équipe peuvent-être fiers de ce nouveau souffle, où des animaux morts naturalisés nous font toucher du doigt la magnificence du vivant. Et c’est aussi impressionnant que troublant !

 

Horaires

Le  Muséum est ouvert du mardi au dimanche

  • Horaires d’été, d’avril à septembre : 10h30-18h
  • Horaires d’hiver, d’octobre à mars : 10h30-17h30
  • Fermé le lundi
  • Fermé les jours fériés sauf le 14 juillet et le 15 août
Adresse
Hôtel de Lisleferme – 5 place Bardineau – 33000 Bordeaux

Téléphone : 05 24 57 65 30

Tarifs :

Tarif de 6 à 18 ans : 3 euros
-Période d’exposition temporaire
Tarif plein : 7 euros

Tarif réduit : 4 euros
-Hors période d’exposition temporaire
Tarif plein : 5 euros
Tarif réduit : 3 euros
Gratuit pour les moins de 6 ans

 

A propos de l'auteur

Isabelle Camus

Blogueuse en série, obsédée textuelle anglophile, bio, tea & bike addict, écolo geek & digital granny de la génération X. Lady gaga de chats, elle partage sa vie avec Clifton, son rouquin, câlin, taquin de félin.

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Serial Blogueuse Chartrons BordeauxIsabelle Camus (comme Albert) née un 13 juillet (comme Simone Veil). Blogueuse en série 100% éclectique, le nez au vent et toujours à vélo, je me plie en quatre pour vous faire découvrir Bordeaux (mais pas que) en mode Culture, Écologie, Quartiers et Cause des Femmes.
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