Yoyo vidéo, un vidéoclub comme on en fait plus
Chartrons' place to be

Yoyo Vidéo, le dernier (vrai) vidéo club de la galaxie bordelaise et (bien) au-delà

Le jeudi 17 septembre 2009, c’était le Yoyo Day. Autrement dit ce jour-là, on fêtait les 25 ans de Yoyo Vidéo, le vidéo club créé en 1984 par Jean-Luc Peyre, au Grand Parc, le quartier entre tours et verdure au nord de Bordeaux où il y aura 63 ans, ce 8 décembre 2020, il est né, il a grandi et il est resté.
Le vidéo club, cette caverne d’Ali Baba du cinéma qui, à l’ère des chaines câblées, des plateformes, de YouTube, du streaming et du téléchargement, fait de la résistance. Cette espèce en voie de disparition dont seulement quelques rares spécimens subsistent en France.

Or cet anniversaire, dans ma mission de parler de ceux qui font vibrer le quotidien,  je l’avais relayé dans le journal Sud-Ouest dont j’ai été, pendant 5 ans, la correspondante pour les Chartrons, le quartier où depuis plus de 30 ans je vis (et m’épanouis).

Yoyo Video le dernier video club de Bordeaux

Yoyo Vidéo et son rigolo- cinéphilo super anti-héros dans SO et Chartrons’place to be

J’avais à l’époque créé mon blog baptisé Chartrons’place to be (devenu aujourd’hui la rubrique quartier(s) de Serial blogueuse) pour parler en toute liberté de l’actualité de mon quartier, et relayer dans leur intégralité les articles que j’écrivais pour Sud-Ouest, qui souvent faute de place, taillait dedans.

Ils s’agissait dans ce cas précis d’un “tour en ville” que SO avait réduit à très peu de lignes, dont la version d’origine donnait ce que Yoyo aka Jean-Luc a imprimé, encadré et conservé.

Il était une fois Yoyo Video dans Chartrons'place to be et SO

 

En voici la teneur, à resituer dans le contexte de l’époque, qui depuis a changé puisque Yoyo Vidéo a déménagé, que l’annexe dont je parle a fermé et que les distributeurs automatiques de films ont été remplacés par les plateformes de streaming :

Vidéo Paradiso ou Yoyo fait de la résistance

De Blade Runner au Berlin de Lou Reed, de la Grande Vadrouille au Paris version Nouvelle Vague, en passant par Nos Joyeuses Funérailles, une sélection des chouchous de Yoyo. (La légende de la photo de l’article que Yoyo tient dans ses mains)

“Choisis un métier que tu aimes et tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie” affirme un proverbe chinois. Cette maxime orientale, Jean-Luc Peyre l’applique tous les jours de la semaine, dans la joie et la bonne humeur, de 9h30 à 20h et le dimanche de 17h à 20h (sieste oblige) dans son vidéo-club.

Né au Grand Parc il y a 52 ans, Jean-Luc Peyre a vu se dresser les premières tours du quartier. Passionné d’image, il a d’abord été photographe pour devenir un Monsieur cinéma de la location au 4, rue Camille Claudel où les murs sont tapissés aujourd’hui par plus de 15 000 DVD et blue-ray discs (système haute définition d’une qualité 5 fois plus nette qu’un DVD normal). Depuis 3 mois, c’est le boom total pour ce nouveau support.

Yoyo vidéo reste un des rares vidéo-clubs à avoir résisté à Internet, au téléchargement, au satellite et à la TNT. Mérite d’autant plus notable, que le Grand Parc a été le premier quartier de Bordeaux à être câblé.

Son secret pourrait tenir en quelques mots : passion, choix, collections, versions originales, inédits, grands classiques, raretés, tarifs à la portée de tous et durée de location d’une semaine. Délai pratique et incitatif lorsqu’on n’est pas résident, sans oublier le café offert, les fraises Tagada et les bonbons Caransac à disposition sur le comptoir où les adultes ne sont pas les derniers à piocher.

Jean-Luc Peyre s’est attaché une clientèle qui va des spectateurs de l’Utopia aux amateurs de série B. Une annexe, près de la place Paul-Doumer au début du cours Evrard de Fayolle est ouverte les après-midi.

Le 17 septembre, les bouchons sauteront pour fêter une longévité méritée et Jean-Luc Peyre pourra porter un toast à toutes les générations qui ont défilé dans sa boutique bleue où l’informatique n’a pas remplacé les fiches papier et où les poches sont biodégradables.

Dernier détail qui a son importance et que les distributeurs automatiques de films ne parviendront jamais à faire, chez Yoyo avec chaleur on dit : “Bonyour” !

Chez Yoyo Vidéo on dit Bonyour

Yoyo Vidéo, un de mes 3 coups de coeur de “Mamisa” dans le guide Chouette !

Cliente assidue de Yoyo Vidéo à qui je dois de nombreuses découvertes cinématographiques et moulte nuits blanches au cours desquelles je visionne des séries entières, j’ai choisi de le citer dans le guide Chouette ! édité par Papa Yann, le blogueur fondateur du site Enfant Bordeaux.

Invitée à donner 3 de mes coups de coeur de grand-mère que j’ai le bonheur d’être depuis 8 ans, j’ai choisi d’axer mes kiffs sur le quartier des Chartrons et du Grand Parc où Yoyo arrive en tête (je suis à 15 minutes à pied de son magasin).

Allez, rien que pour vous, en voici l’intégrale !

Yoyo vidéo

À l’heure de YouTube et des chaînes numériques, il existe encore à Bordeaux, un magasin qui loue des DVD.

Yoyo vidéo est non seulement un des derniers vidéo clubs en France, mais il est aussi un lieu de vie où, depuis 1984, toutes les générations se croisent et se saluent en se disant “Bonyour” !

Riche de plus de 23 000 références, le rayon enfant, entre films et dessins animés, compte quelques 3000 titres. Des nouveautés, du fond et des collectors, car Jean-Luc Peyre, aka Yoyo, est un grand cinéphile collectionneur. Du coup, le plaisir de venir choisir en famille, de toucher ce qui est proposé et d’avoir un conseil, s’enrichit souvent pour les parents, de la joie de partager avec leur progéniture ce qui les enchantait quand ils étaient petits.

Situé dans un centre commercial au pied des tours du Grand Parc, tout près d’Épi C’tout, une épicerie sociale et solidaire et d’une friperie AMOS au super rayon enfant, chez Yoyo, on peut papoter et boire un café. Il y a même très souvent des sucettes ou des fraises Tagada dans une panière, sur le comptoir, à portée de la main.

Or n’allez pas croire qu’il n’y a que les habitants du coin qui fréquentent l’endroit. Parce que c’est encore mieux que Netflix, on vient de partout pour chercher sa dose d’histoires, de spectacles ou de documentaires chez Yoyo Vidéo.

L’ami des cinéphiles, des oiseaux et des écureils

N’hésite pas à pousser la porte de ce lieu d’un autre temps où justement on le prend ! Il y a des sièges pour taper la causette avec Mamie Juane qui n’a pas la langue dans sa poche, il y a des T-shirts et des sacs en tissus avec des transferts rigolos signés YoYo ou arty signés par ses amis graffistes pour mettre ses DVD dedans, invitation au zéro déchet  !

Et je conclurai en précisant que même les rouges- gorge et les écureuils du parc Rivière, à qui il donne à manger avant de commencer sa journée, sont les amis de Jean-Luc ! Photo non retouchée à l’appui !

Yoyo video et les ecureuils du parc riviere

Adresse et téléphone

Logo Yoyo vidéo

 

4 RUE DES FRÈRES PORTMANN
33300 Bordeaux
Obtenir l’itinéraire

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À propos de l'auteur

Isabelle Camus

Blogueuse en série obsédée textuelle, bio, books, tea & bike addict, écolo geek & digital granny (oui, je suis un tantinet anglophile) de la génération X. Lady gaga de chats, je partage ma vie avec Clifton, mon rouquin, câlin, taquin de félin.

Commentaires

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  • Yoyo-Vidéo le dernier combat ( Luc Besson ).

    Il y a tant de chose a dire, tant de chose a écrire sur Jean-Luc Peyre ce héros très discret. Isabelle en a fait la parfaite synthèse dans un style épique. Il est le passeur d’histoire , il est celui qui guide petits et grands en quête d’aventures, de découvertes et de culture dans le dédale de son magasin regorgeant de trésors cinématographiques. Au Grand Parc, aux milieux des tours et de ses alentours Yoyo-Vidéo en éclaire le gris par le tissu social qu’il génère grâce à son activité.
    Pour que puisse vivre le cinéma au coin de votre feu, Yoyo-Vidéo n’a jamais baissé les bras car il est le dernier de sa lignée c’est son dernier combat.

    A Jean-Luc à Isabelle à Mr Clifton et aux écureuils…….Bonyour

I Blog You

Isabelle Camus (comme Albert) née un 13 juillet (comme Simone Veil). Blogueuse en série éclectique, obsédée textuelle assumée, vélo reporter rébiolutionnaire, à la pointe de mon stylo, je me plie en quatre pour te faire découvrir Bordeaux (mais pas que) en mode Culture, Écologie, Vie de quartier, Cause des Femmes et Bien-être animal
Pour en savoir davantage sur qui je suis, mes kiffs et mes coups de griffes, c’est par ici ☛…

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