Jugeote

Un girond parfum de Vie Sauvage #6 à Bourg !

Voilà plusieurs années que j’entends parler de Vie Sauvage comme d’un festival intime et atypique, où il fait bon vivre. Quelle fut la belle surprise en découvrant le charmant site de Bourg sur Gironde ! Ces quelques trente minutes de route confirment à quel point il ne faut pas aller si loin de Bordeaux pour découvrir les magnifiques lieux du département 33. Je pénètre au sein de la Citadelle. Cette année, l’organisation a eu la chance d’investir les lieux pour la première fois. Il y réside un joli contraste : le bâtiment est magnifique et attire directement l’œil, les pierres sont mises en valeur, je ressens toute l’histoire de la place.

Welcome to Vie Sauvage !

En baissant les yeux, je découvre avec plaisir les caravanes qui jonchent l’allée principale : stands de massage, vide-dressing, vinyles, ludothèque, Nova, marché culturel… La déco est tout simplement géniale et soignée, loufoque et nature, comme j’adore. Je comprends rapidement que je ne débarque pas sur un festival des plus communs. Et je ne savais pas encore ce qui m’attendait dans la seconde partie du site…

Boom. La scène, les structure en bois, les décorations, les couronnes de fleurs sur la tête des premiers festivaliers, j’ai immédiatement un coup de cœur pour l’endroit et la façon dont l’équipe du festival l’a agencé. Avec ça, mettez un pincée de soleil, et nous sommes sur un samedi soir de qualité.

Festival in love

Bucolique, c’est le mot pour décrire l’endroit et l’ambiance. Je tombe amoureuse, et des nues quand j’aperçois la vue sur la Dordogne. Des étoiles dans les yeux, les premières notes résonnent. Barbagallo entre en scène. Caresses et volupté, la voix suave de Julien Barbagallo amène les première danses, bras en haut. On remarque la particularité de ce dernier qui est chanteur-batteur, et il faut l’avouer : c’est impressionnant.

20h, transition dynamique avec le Human’s Crew, collectif de danseurs hip-hop ! D’une énergie sans faille, à la syncro impeccable, les danseurs de tous âges enchaînent, font le show et donnent le smile. J’ai du mal à me contenter de mon objectif photo tellement il y a à voir :

Petit Fantôme prend le micro et maintient la french touch avec ses morceaux délicieux. Oui, sa musique ressemble à un gâteau crémeux. Pop mélancolique qui se déguste à chaque bouchée, apesanteur visible sur les visages des festivaliers, on aime :

Après une heure de concert, le soleil commence à dire bye-bye et on poursuit sur la petite scène de Dj Set, en compagnie de Roscella Sandsystem. La foule collé-serrée (joie) est dans l’ambiance et hoche la tête au beat du trio. La vue derrière est imprenable, l’étendue est spectaculaire, les DJs géniaux :

Entre-temps, je goûte l’épaule de porc parfaite de la cantine, la cuisine est maison et faite avec amour. Dernière bouchée, le dessert tant attendu : Otzeki sur la grande scène. Déjà fan avant Vie Sauvage, son live rajoute une flopée d’étoiles dans les yeux et les oreilles. Fraîcheur indie-pop, musique aérienne, le public frémit au son de la voix du chanteur Joel. Ce fut mon coup de cœur de la soirée, avec un très beau concert :

 

Roscella Sandsystem reprend la petite scène pour un nouveau DJ Set groovie, enjouant un peu plus le public :

Ma visite à Vie Sauvage se conclue par le show de Charles X a.k.a. Dales Anthony Doss, rappeur-crooner-songwriter prodige de 24 ans qui pose l’ambiance d’entrée. Je l’ai connu de par sa résidence au Rocher de Palmer et je découvre là un live dans la même vibration que le public : conquise.

Un véritable coup de cœur pour Vie Sauvage, qui restera probablement dans mes favoris au cours de la tournée des festivals de cet été. Je quitte le site en regardant derrière moi, ayant déjà hâte de le retrouver l’année prochaine. Je tiens à remercier l’ensemble de l’équipe pour leur accueil plus chaleureux et leur organisation impeccable : un grand bravo pour cette édition !

See you, Vie Sauvage…

Laura Van Puymbroeck

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