Patrick Watson au Rocher de Palmer le 27 février 2020
Jugeote

Patrick Watson, un troubadour mélancolique au Rocher de Palmer

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Un retour  de Jugeote au goût de sirop d’érable sur le concert qu’a donné le canadien Patrick Watson au Rocher de Palmer , le jeudi 27 février 2020.

Avant de succomber aux balades vénéneuses du folkeux québécois, la première partie, comme un  contraste avec ce qui allait lui succéder, était assurée par la gracieuse Kyla Charter. Sourire enjôleur, voix de velours et bouquet printanier dans les cheveux, c’est seule à la guitare que la canadienne originaire de Toronto nous a offert un set nous rappelant les belles heures de Tracy Chapman ou d’Ani DiFranco, pour ne citer que quelques glorieuses aïeules.

S.O.S. d’un terrien en détresse

Après la chaleur solaire de Kyla Charter, vint le tour du saltimbanque canadien Patrick Watson, venu dans nos contrées gasconnes faire raisonner les notes de son sixième opus, le bien-nommé Wave. Et ces notes sont plutôt marquées par le sceau de la mélancolie, de la perte et du deuil. Wave, ce sont ces vagues d’amertume que d’aucun-e peut rencontrer dans les tourbillons de la vie.

Lorsqu’il a composé l’album, Patrick Watson venait d’affronter plusieurs épreuves personnelles, le décès de sa mère, le départ du groupe de son batteur et le divorce d’avec sa compagne. Rien que ça ! Pour autant, comme il l’explique dans Slate, il ne cherche pas à se victimiser. “Tout simplement «parce que ça n’a jamais été le casCertes, il y a eu des moments durs mais aussi énormément de moments incroyables. Je voulais surtout évoquer l’idée d’acceptation, les belles sensations que tu peux trouver quand tu laisses les choses se faire plutôt que de lutter contre elles. Je ne suis même pas sûr d’aimer écrire de la musique triste, c’est souvent trop facile. Pour moi, “Broken” est la seule chanson triste de l’album. Et dans ce cas précis, il se trouve que j’avais vu Thom Yorke en concert la veille, et c’était évidemment plutôt triste, mais j’étais dans le mood, et j’y ai vu toute la valeur. D’une certaine manière, ça m’a fait comprendre que ce n’est pas si grave d’écrire une fois de temps en temps une chanson vraiment triste.»

L’artiste tourmenté s’est donc servi de ce terrible terreau pour réaliser une oeuvre salvatrice. Et son sourire en arrivant dans la salle du Rocher montrait que les vagues de tristesse avaient laissé place à des vagues de bonne humeur. Entouré de sa troupe, il a distillé au public venu en masse ses complaintes entrecoupées d’anecdotes plus ou moins compréhensibles. Par moment, certains cousins tels que Bon Iver ou Sufjan Stevens se rappelaient à nous. Et des cieux, le regretté Jeff Buckley devait apprécier le spectacle qui nous était offert.


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À propos de l'auteur

Tomas Mitty

Baroudeur, observateur, rêveur, découvreur, partageur, passeur, j'ai la modeste prétention de créer une passerelle entre ma passion pour la photographie et la musique.

Car j'aime ces deux formats qui peuvent être complémentaires, s'alimenter et se nourrir l'un de l'autre.

J'ai intitulé ma page Facebook, Neuköln Photography, en hommage à David Bowie et à un de mes morceaux favoris sur l'album Heroes : Neuköln, emprunt d'une ambiance sombre et introspective qui allait préfigurer la cold wave.

L'idée, ici, étant de faire dialoguer un morceau de musique qui m'inspire avec les photos que je prends au fil de l'eau, de mes pérégrinations et de mes rencontres. Une esthétique essentiellement en noir et blanc afin d'affirmer une dimension hors du temps, comme un jeu entre ombre et lumière, entre clarté et contraste.

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Isabelle Camus (comme Albert).
Née un 13 juillet (comme Simone Veil).
Blogueuse en série éclectique.
Storyteller chevronnée et vélo reporterre aguerrie. À la force de mes mollets et à la pointe de mon stylo, je m’applique à mettre en lumière avec style et sens, sans vendre mon âme aux algorithmes, tout en caressant le SEO dans le sens du poil, celles et ceux qui font bouger les lignes.
C’est ainsi qu’au fil de mes rubriques et de mes partis pris, je parle :
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