La Cause animale, un thème de campagne
BestiÈre

Bordeaux Respire, la seule liste à intégrer la cause animale au programme des municipales

Parce que le parti écologiste est le seul à avoir intégré la cause animale dans son programme des élections municipales 2020 à Bordeaux, j’ai décidé, via mes rubriques Animots/BestiÈre et What a biotiful world de m’en faire le relais.
Forte du soutien du Parti Animaliste qui compte près de 600 candidats présents dans plus de 40 villes en France, que ce soit via ses représentants ou par alliance, la voix des animaux a pour la première fois des chances d’être portée dans les conseils municipaux.

Le 15 mars prochain, vous serez en effet près de 4 millions, en prenant les précautions d’usage, coronavirus oblige, à pouvoir, motivé-es, voter pour ceux qui n’ont jamais la parole. Vous, qui comme Gandhi êtes convaincus que :  “On reconnaît la grandeur et la valeur d’une nation à la façon dont celle-ci traite ses animaux“.

Une notion que la liste de Pierre Hurmic a choisi de faire sienne en faisant de Bordeaux, une ville bienveillante pour les animaux.

Quand la cause animale s’invite dans les engagements de la liste écolo de Bordeaux

Juste avant qu’il ne crée la surprise lors des dernières élections européennes en mai 2019, j’avais rencontré des membres du parti animaliste lors de la 1ère édition, en mai 2018, du Veggie World Bordeaux.

Une vidéo en avait résulté, que je vous invite à regarder pour en savoir d’avantage sur celles et ceux qui ont décidé d’inviter dans les campagnes électorales, les grands oubliés des débats politiques.

Aujourd’hui, la liste de Pierre Hurmic, Bordeaux Respire, qui est également signataire de la charte Association végétarienne de France, a signé l’engagement “Une ville pour les animaux” de l’association L214 dont voici toutes les propositions par thèmes : 

  • Intégrer le « bien-être animal » dans les critères d’attribution des marchés publics en matière de cantines scolaires et de restauration collective.
  • Exclure de la commande publique l’ensemble des produits issus de l’élevage intensif (viande, œufs, laitages, poissons d’élevage…).
  • Exclure les poissons issus de la pêche en eaux profondes et issus de la pêche électrique dans les cantines publiques gérées par la Mairie, préférer les poissons bio lorsqu’ils sont issus d’élevage.
  • Cesser de s’approvisionner auprès d’abattoirs pratiquant l’« étourdissement » au CO2 des cochons, la suspension des volailles conscientes ou l’abattage sans « étourdissement ».
  • Augmenter la part de protéines végétales dans les menus dans la restauration collective (cf. alimentation cantine).
  • Mener des actions de sensibilisation auprès des restaurateurs et du grand public pour encourager et accompagner un développement significatif de l’offre végétarienne ou végétalienne.
  • Interdire les actions dégradantes pour les animaux.
  • Prendre toute mesure légale possible contre l’installation de cirques détenant des animaux sauvages.
  • Émettre un vœu en conseil municipal demandant une interdiction nationale des cirques détenant des animaux sauvages.
  • Soutenir une politique de stérilisation des chats errants en partenariat avec des associations de protection animale et organiser/favoriser des campagnes d’adoption.
  • Entretenir des lieux de nourrissages pour les chats libres, en associant les habitant·e·s de la commune : Les Chats Libres permettent de stabiliser la population féline d’un quartier car même stérilisés, ils continuent à protéger leur territoire et empêchant d’autres arrivants de s’installer.
  • Faciliter l’admission des animaux de compagnie dans les EHPAD et autres lieux thérapeutiques.
  • Porter une attention particulière aux personnes sans domicile fixe -et à très faibles revenus- avec animaux (soutien aux associations, hébergement avec animaux) et se rapprocher des associations de vétérinaires pour porter un “dispensaire/maison d’accueil” pour leurs soins et des gardes.
  • Aménager des aires de libres ébats pour les chiens suffisamment spacieuses (« caniparcs ») adaptées aux besoins exprimés par les associations et les propriétaires : les parcs canins sont des espaces de liberté pour les chiens afin que ces derniers puissent courir et jouer librement avec leurs congénères (NB : améliore l’hygiène en incitant les propriétaires à aller dans ces lieux pour les besoins).
  • Garantir la transparence de l’activité des fourrières.
  • La gestion des fourrières sera préférentiellement attribuée à une association de protection animale ou conventionnée pour travailler avec celles-ci.
  • Attribuer une délégation protection animale à un·e membre du conseil municipal, inclure la protection animale dans la politique de la ville et prévoir une ligne budgétaire dédiée.
  • Soutenir les actions de sensibilisation à l’éthique animale (communication de la ville, périscolaire, associations, etc.).
  • Privilégier la gestion douce et écologique de la population des animaux dits “indésirables”.
  • Créer un prix, une médaille honorifique de “bienfaiteur du vivant et des animaux” – Ce prix peut être remis à toute personne, association, entreprise ou commerce qui œuvre de façon exemplaire pour la cause animale : installation de nichoirs, sauvetages, actions de stérilisation de chats…
  • Promouvoir la coexistence pacifique avec les animaux sauvages et « liminaires » ainsi que la gestion non létale de leurs populations.
  • Prendre toute mesure légale possible, dont l’interdiction ponctuelle de la pratique de la chasse sur le territoire communal, afin de favoriser les activités de découverte des animaux et de la nature.
  • Soutenir l’adoption par le conseil municipal d’un vœu demandant une interdiction nationale des corridas et des « écoles » tauromachiques.
  • Prendre toute mesure légale possible, le cas échéant, contre l’organisation de corridas sur le territoire communal.
8- L’expérimentation animale
  • Intégrer le « bien-être animal » dans les critères d’attribution des marchés publics en matière de produits d’entretien : tendre vers une commande publique « 100 % produits non testés sur les animaux ».
  • Mener des actions de sensibilisation afin de changer de regard sur les animaux et sur leur rôle dans l’écosystème, qu’il soit urbain ou rural.
  • Mettre en place des ateliers sur le rapport aux animaux et leur qualité d’êtres sensibles, en partenariat avec les associations.
  • Proposer dans les écoles des journées de sensibilisation aux besoins élémentaires des animaux de compagnie (savoir décrypter leur comportement, etc). -sur le modèle de celles de l’École régionale de la biodiversité en Ile-de-France, pour que les citoyen·ne·s apprennent à connaître les oiseaux, insectes, plantes, reptiles et amphibiens de leurs villes et villages.
  • Inscrire l’éducation à l’éthique animale et le respect du vivant dès l’âge de 5 ans comme l’une des priorités du Projet Éducatif Territorial (PEDT).
La cause animale à Bordeaux
© L214 Bordeaux

Tandis que le COVID-19  augmente les abandons d’animaux et les demandes d’euthanasie dans un pays qui n’avait pas besoin de ça… je rappellerai que “l’OMS confirme que la maladie ne se transmet pas d’un chien ou d’un chat à l’homme”.

Je conclurai en disant que le seul moyen de voir la cause animale traitée à part entière dans la vie de la cité, est celui d’élire la liste qui la prend en compte.

Et je laisserai à Yoda, qui pour l’occasion a piqué le masque de Dark Vador, le mot de la fin.

Avec ton stylo, en gardant tes distances et en te lavant les mains en rentrant :

Pour la cause animale, voter, masqué, mais voter

À propos de l'auteur

Isabelle Camus

Blogueuse en série, obsédée textuelle anglophile, bio, tea & bike addict, écolo geek & digital granny de la génération X. Lady gaga de chats, elle partage sa vie avec Clifton, son rouquin, câlin, taquin de félin.

Commentaires

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  • Un programme louable et qui aurait paru chimérique il y a encore une décennie mais les médias, associations, réseaux sociaux et autres lanceurs d alerte éveillent les consciences à la cause animale et un souffle en ce sens se lève quand nous discutons avec les citoyens. Il faudra beaucoup de courage pour résister aux lobby et pressions politiques tant au niveau national que communal .
    La liste exhaustive ci-dessus en faveur du bien etre animal et de l écologie qui ne font qu un devrait pouvoir convaincre nos citoyens comme elle m a convaincu.
    Je voudrais terminer par cette phrase de Saint François D Assise patron des animaux : Loup mon frère, Araignée ma soeur

    Merci à I Sabelle pour cette tribune et à Fred Lademoniack pour son engagement

    • En effet Eric ! Ceux qui dont on s’est moqué pendant des décennies ne font plus rire ! Il est toujours très difficile d’avoir raison avant les autres et la vie est toujours là pour remettre les pendules à l’heure, même si ça se fait dans la douleur…

  • Belle envolée que celle des écolos à Bordeaux pour le 1er tour ! Le truc est de savoir ce que ça va donner en juin au second tour… Entre les deux, de l’eau va couler et la gestion d’un virus va sûrement changer la donne.

I Blog You

Isabelle Camus (comme Albert) née un 13 juillet (comme Simone Veil). Blogueuse en série éclectique, obsédée textuelle assumée, vélo reporter rébiolutionnaire, à la pointe de mon stylo, je me plie en quatre pour te faire découvrir Bordeaux (mais pas que) en mode Culture, Écologie, Vie de quartier, Cause des Femmes et Bien-être animal
Pour en savoir davantage sur qui je suis, mes kiffs et mes coups de griffes, c’est par ici ☛…

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